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La surface de l'appellation AOC Bordeaux a diminué de dix pour cent pour atteindre près de 46 000 hectares en 2024. Cela concerne principalement le Bordeaux rosé (-24 %), le Bordeaux supérieur rouge (-11 %) et le Bordeaux rouge (-7 %). Seules les surfaces pour le Crémant de Bordeaux ont augmenté de neuf pour cent pour atteindre environ 2 000 hectares. Les raisons de la baisse sont la déforestation, les terres en friche et une infestation massive de mildiou.
L'organisation de producteurs ODG (Organisme de Défense et de Gestion) décrit la situation comme dramatique: « La campagne de déforestation et la forte infestation de mildiou ont considérablement affecté la récolte de 2024. » Pour la deuxième année consécutive, le nombre de demandes de classification AOC a diminué de 16 pour cent. De nombreux viticulteurs abandonnent la viticulture, tandis que les terres en friche et les surfaces déboisées augmentent.
Bien que des programmes d'aide gouvernementale pour la déforestation aient été adoptés, le soutien financier reste limité: l'année dernière, 6 000 euros par hectare ont été versés pour la déforestation due à des infestations de parasites. À partir de 2025, les viticulteurs recevront 4 000 euros par hectare.
La production de vin de l'AOC Bordeaux reste stable à 1,8 million d'hectolitres, bien que la surface continue de diminuer. Les rendements moyens ont augmenté de onze pour cent pour atteindre 40 hectolitres par hectare. Néanmoins, la région viticole de Bordeaux est en profonde crise structurelle. Les volumes de vente continuent de diminuer. Ainsi, les ventes de capsules de vin ont chuté de six pour cent pour atteindre 11,3 millions d'unités en 2024. Alors que l'ODG reste prudemment optimiste et évoque une légère reprise du marché au printemps, la faible demande et la surproduction restent non résolues.
La récolte de Bordeaux en 2024 est, selon l'association professionnelle CIVB, la plus petite depuis 25 ans. Avec 3,3 millions d'hectolitres, elle représente la moitié de la quantité de 2004.
(ru / Vitisphere)